Alexandre Holroyd

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Chantier maintes fois abordé, mais jamais résolu, la réforme du code du travail est un serpent de mer que tous les gouvernements trainent depuis trente ans, sans jamais avoir eu le courage de s’y attaquer. Pourtant, celui-ci rend notre marché du travail illisible et rébarbatif pour des investisseurs ou des entreprises. Face à un chômage structurel de masse, il fallait réformer avant tout notre code du travail, en amont, pour ensuite libérer les énergies, faciliter les investissements et rendre notre pays plus attractif.

Promesse de campagne du Président de la République, alors qu’on lui prédisait l’enfer social, cette réforme a été adoptée à une large majorité, car les Français savaient qu’on ne bougerait pas les choses sans toucher à l’organisation du marché du travail.

Il ne s’agit pas de réduire les droits des travailleurs, mais d’adapter ces droits à un monde nouveau, plus rapide, plus moderne. Le cœur de cette réforme est de permettre davantage de flexibilité, avec autant de protection. Les salariés ne doivent pas être les seuls à faire preuve de souplesse. C’est aussi pour mettre ces réformes en place le plus vite possible qu’a été choisie la voie de l’ordonnance, qui a tout de même dû passer par la voie parlementaire et le débats qui vont avec. 

Nous avons donc modernisé la négociation en entreprise, notamment dans les TPE/PME, offert davantage de droits aux salariés, par exemple en instaurant le droit au télétravail notamment et apporté de nouvelles garanties aux délégués syndicaux et au personnel engagé dans le dialogue social.

Comme dans le cas de la réforme de la fiscalité ou du rétablissement de la confiance dans la vie publique, la réforme du code du travail était une promesse de campagne, que j’ai évidemment votée. Ni la France, ni les Français n’ont de temps à perdre : à nous de leur rendre la confiance qu’ils nous ont accordée en avril et en juin dernier.


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