Alexandre Holroyd

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Aujourd’hui en France, on estime à près de 60 000 le nombre de femmes qui vivent excisées. En France comme partout dans le monde, les mutilations sexuelles féminines sont des atteintes inadmissibles à l’intégrité et aux droits fondamentaux des femmes et des petites filles qui en sont victimes. Cette pratique d’une violence inouïe, qui ne saurait être justifiée par aucune tradition ni fait culturel, nous concerne donc au premier plan. Notre pays doit être exemplaire en matière d’éradication des mutilations sexuelles féminines.

Le gouvernement a donc lancé le 21 juin dernier un « Grand plan national d'action » pour lutter contre l'excision et les mutilations sexuelles féminines.

La France a été l’un des premiers pays à pénaliser et interdire l’excision. Elle est punie de dix ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende. Une peine alourdie à vingt ans de réclusion criminelle lorsque la mutilation est commise sur une mineure. La loi « Asile et Immigration » promulguée en septembre 2018, prévoit également une protection renforcée pour les jeunes filles qui risquent l’excision en simplifiant et sécurisant la transmission du certificat médical établi dans le pays d’origine. Nous devons aller plus loin. La France a le devoir de protéger les jeunes filles qui sont exposées à cette pratique et d’accompagner les victimes.

Ce plan conçu par Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a été co-construit avec les associations et ONG engagées dans la lutte contre l’excision, ainsi que le Conseil des Gynécologues. Le but ? Lutter contre les mutilations sexuelles féminines au plus près des territoires.

Les champs d’action sont multiples : enrichir l’état des connaissances et établir un état des lieux des mutilations sexuelles féminines ; améliorer la sensibilisation pour mieux prévenir ; mieux former les professionnels de santé ; améliorer la santé des femmes victimes de mutilations sexuelles …

Le plan d'action prévoit également de renforcer la prise en charge de ces femmes, notamment en termes de santé mentale et de santé sexuelle. Il soutiendra par exemple les expériences de chirurgie réparatrice de la Maison des Femmes de Saint-Denis. Dans les territoires les plus touchés, le gouvernement expérimentera aussi un partenariat entre les acteurs locaux (préfets, Agences régionales de santé, rectorat, associations…) pour renforcer l'information et la protection des femmes victimes. Un guide pratique a également été créé pour encourager les professionnels à signaler les cas de mutilation ou les risques potentiels.

Pour en savoir plus : https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/contenu/piece-jointe/2019/06/mutilations_sexuelles_feminines_2019_plan_national_3.pdf


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