“Ce projet de loi de finances est celui de la stabilité fiscale”, prévient le député LREM, Alexandre Holroyd

Revue de presse

Le projet de loi de finances pour 2022 sera présenté ce mercredi 22 septembre en conseil des ministres par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. L’occasion pour Capital d’échanger avec le député LREM Alexandre Holroyd, le coordinateur de la majorité à la commission des finances.

 

Capital : Vous vous apprêtez à entamer l’étude du dernier projet de loi de finances de la mandature. En matière de fiscalité, quel bilan faites-vous du quinquennat ?

Alexandre Holroyd : Depuis notre arrivée au pouvoir en 2017, nous avons grosso modo baissé les impôts de 50 milliards d’euros. Environ la moitié a bénéficié aux entreprises (impôts de production, baisse de l’impôt sur les sociétés, etc) quand l’autre moitié a permis de rehausser le pouvoir d’achat des particuliers (disparition progressive de la taxe d’habitation, baisse de l’impôt sur le revenu, etc.). Des baisses qui se poursuivent en 2022 (taxe d’habitation, impôt sur les sociétés).

Capital : Mais y aura-t-il un nouveau geste fiscal en 2022 pour les ménages, en plus des mesures déjà actées ?

Alexandre Holroyd : Non. Et il n’y aura pas de hausses non plus. Le président de la République a donné une feuille de route très claire. Malgré la crise, on ne recule pas devant les baisses et on n’alourdit pas la fiscalité.

Capital : Sur ce terrain des baisses d’impôts, considérez-vous avoir fait votre maximum ?

Alexandre Holroyd : On a toujours envie de faire plus pour les baisser. Mais il faut garder en tête le besoin de financement de nos services publics et, de manière plus large, de la protection sociale des Français. Ce qui est sûr, c’est que nous avons fait plus que lors des quinquennats précédents. On peut d’ailleurs en constater l’impact très net sur notre compétitivité. Le niveau des investissements en France est au plus haut depuis 35 ans.

Capital : Jusqu’à présent la taxe foncière n’a pas trop augmenté, mais existe-t-il un risque que les collectivités locales reprennent ce que vous avez donné aux Français par la disparition de la taxe d’habitation ?

Alexandre Holroyd : Les collectivités ont le pouvoir de lever certains impôts. C’est leur autonomie fiscale. Dès lors, l'État ne peut être tenu responsable des éventuelles augmentations de taxe foncière. Les collectivités doivent assumer devant leurs électeurs. D’autant que, contrairement au mandat précédent (où les collectivités ont perdu 14 milliards d’euros de dotation, ndlr), nous n’avons pas baissé leurs dotations. Les conséquences des réformes de la taxe d’habitation et de la baisse de l’impôt sur les sociétés ont été compensées à l’euro près aux collectivités. 

Capital : Concernant le logement, souhaitez-vous prolonger les dispositifs Pinel et PTZ aux conditions actuelles ?

Alexandre Holroyd : Nous attendons le PLF. Mais, oui, c’est l’une des pistes de réflexion sur laquelle on table. Par ailleurs, nous sommes impatients de prendre connaissance des propositions du rapport de la commission Rebsamen sur le relance de la construction de logements. (Il sera remis officiellement ce mercredi 22 septembre au Premier ministre, Jean Castex, ndlr).

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Capital : À vous écouter, on comprend que les détenteurs de contrats d’assurance vie, de plan d’épargne, etc., ou encore les futurs héritiers n’ont donc pas à s’inquiéter de ce projet de loi de finances ?

Alexandre Holroyd : Non. Ce projet de loi de finances est celui de la stabilité fiscale. La question du rendement des vieux PEL, celle de la fiscalité des contrats d’assurance vie ou des successions ne sont pas à l’ordre du jour. La priorité est de sortir du “quoi qu’il en coûte” et d’aller vers des dispositifs millimétrés pour les acteurs les plus en difficulté. On sort d’une crise grave, la priorité est de redresser l’économie très rapidement. Pour cela, l’Etat investit dans le personnel humain (Ségur de la Santé, Beauvau de la Sécurité…), mais aussi dans des secteurs d’avenir (hydrogène...).


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