Alexandre Holroyd
Alexandre Holroyd

Revue de presse

Tribune. « Le monde d’après sera résolument écologique. » C’est parce que nous souscrivons pleinement à cette ambition fixée par le président de la République à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement que nous plaçons la transition écologique au cœur de notre action.

Depuis trois ans, nous avons déjà fait beaucoup pour le climat et la biodiversité. La France a su entraîner l’Europe vers la neutralité carbone, objectif radical de transformation de notre économie. Avec la loi Hulot, nous sommes le seul pays du G20 à refuser des permis d’hydrocarbures sur notre territoire au nom de notre ambition climatique. Nous avons aussi inscrit l’urgence écologique et climatique dans la loi. Notre majorité a porté l’obligation d’avoir au moins 50 % de produits issus de l’agriculture biologique et de circuits courts dans la restauration collective d’ici à 2022.

 

Nous avons pris des mesures sans précédent pour favoriser l’économie circulaire, pour lutter contre les pollutions plastiques et nous avançons sur les enjeux de bien-être animal. Nous avons également fait des choix courageux et concrets, dans l’Hexagone comme dans les outre-mer, notamment en mettant fin au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), au projet minier de Montagne d’or, en Guyane, ou encore au développement du mégacentre commercial d’EuropaCity (Val-d’Oise).

Nous avons changé en profondeur l’utilisation de l’argent public pour les transports : sur le quinquennat, l’écrasante majorité des investissements dans notre mobilité ira au train, aux transports en commun et au vélo.

Approfondir le consensus démocratique

Tout cela, aucun des gouvernements précédents, de gauche comme de droite, n’en avait eu le courage. C’est pourquoi nous, parlementaires de la majorité présidentielle, sommes fiers de tout ce qui a déjà été entrepris.

Mais nous avons également conscience du chemin qu’il reste à parcourir et du temps que nécessitent de telles transitions. C’est pourquoi nous voulons aller encore plus loin et encore plus vite afin d’agir face à l’urgence écologique.

Pour cela, nous devons tout d’abord continuer à approfondir le consensus démocratique autour de ces sujets. C’est tout le sens de la convention citoyenne pour le climat, exercice inédit que certains ont regardé d’un œil dubitatif à son lancement et qui a tout pour être une leçon historique de démocratie réinventée. Dimanche 21 juin, les 150 citoyens de la convention ont rendu leurs travaux, après plus de neuf mois de discussions riches et passionnantes.

Nous l’affirmons clairement : ces propositions devront être écoutées et largement mises en œuvre, à travers les lois votées au Parlement, à travers notre mobilisation en Europe lorsque la compétence se situe à cet échelon, et avec l’organisation possible d’un référendum à choix multiples pour garantir que la majorité des Français soutienne cette ambition.

La transition écologique constitue également une formidable opportunité de repenser l’aménagement et le développement durable des territoires, avec les élus locaux et dans des formes innovantes de démocratie locale.

Le deuxième axe de ce « monde d’après » est de construire le premier plan de relance aligné avec l’accord de Paris. La France a été le premier pays européen à imposer à sa compagnie aérienne des engagements écologiques majeurs au moment de son sauvetage. Le plan automobile trace un chemin très clair pour accélérer la transition du secteur vers le véhicule électrique et hybride rechargeable. Et nous adossons cette mutation écologique à une politique industrielle renouvelée : nous construirons en France et en Europe les voitures électriques et leurs batteries qui en sont un élément clé. Nous voulons être les premiers à inventer et produire à l’échelle industrielle l’avion décarboné.

Entraîner les autres Etats

Nous souhaitons maintenant que cette ambition se déploie aussi dans la rénovation des logements, des écoles, des universités et des hôpitaux… pour relancer le secteur de la construction, fortement créateur d’emplois non délocalisables, tout en réduisant nos factures énergétiques. Ces investissements, nous pourrons les financer grâce à la mobilisation de la France pour créer un outil de solidarité européen de relance sans précédent de 750 milliards d’euros.

Enfin, la troisième priorité est d’entraîner les autres Etats. Nul ne l’ignore, la bataille pour le climat et pour la nature ne se gagnera vraiment que si nous agissons tous.

Les ONG environnementales européennes classent la France dans le top 3 pour son action climatique. Nous avons fait de l’écologie un élément clé de l’influence française en Europe. Et nous allons poursuivre. Notamment en continuant à transformer notre modèle agricole, dans le cadre de la politique agricole commune [PAC], autour d’un triptyque : plus de revenus pour les agriculteurs, plus de protection contre les concurrences déloyales, notamment des importations qui ne respectent pas nos règles du jeu environnementales, et plus de transition agroécologique. Grâce à notre action en Europe et dans le monde, nous contribuons à réinventer les règles de la mondialisation sans tomber dans le repli sur soi nationaliste que nous condamnerons toujours.

Tout cela dessine le chemin d’une écologie progressiste, pertinente sur le plan économique, créatrice d’emplois et de sens notamment pour notre jeunesse et juste sur le plan social, que nous plaçons au cœur de l’action de notre majorité présidentielle, en France comme en Europe.


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