Alexandre Holroyd

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Ce texte de loi, adopté le 29 mai dernier en première lecture, est issu des Etats généraux de l’alimentation, qui ont rassemblé pendant cinq mois l’ensemble des acteurs concernés : producteurs, industriels, distributeurs, consommateurs, professionnels et associations. Ce que nous soutenons, c’est que les agriculteurs soient payés justement pour leur travail, que la qualité sanitaire et environnementale des produits soit assurée et que l’alimentation soit saine, durable et sûre.

Au terme de longues discussions, un équilibre a été trouvé : les agriculteurs pourront toucher un prix juste et correct pour leurs productions et les abus de la grande distribution seront plus sévèrement sanctionnés. 

Le texte encourage vivement l’alimentation bio en instaurant 50% de produits locaux et 20% de produits bios dans la restauration collective, scolaire, universitaire ainsi que dans les établissements de santé. De la même manière, l’affichage « nourri aux OGM » sera apposé sur certaines catégories de denrées alimentaires.

Sur le sujet du bien-être animal, de nombreuses mesures fortes ont été instaurées : davantage de sanctions en cas de mauvais traitement, interdiction de de la construction de bâtiments d’élevage de poules pondeuses en cage, création du statut de lanceur d’alerte et expérimentation de la vidéo dans les abattoirs. Autre élément extrêmement important : l’élargissement de la définition des néonicotinoïdes, ce qui est demandé depuis très longtemps par les associations environnementales en faveur des abeilles et l’interdiction de l’additif E171, le dioxyde de titane sous forme de nanoparticule.

 

Enfin, concernant le glyphosate, il faut rappeler que la France est l’un des pays les plus ambitieux en Europe sur ce sujet. En novembre 2017, la Commission européenne a proposé le renouvellement de l’autorisation du glyphosate dans le cadre de la procédure de réexamen de la substance. Grâce à la détermination et à la position forte de la France, la durée de l’autorisation initialement proposée -10 ans- a été réduite de moitié pour atteindre 5 ans.

La France a également demandé à ce que ce renouvellement soit assorti de restrictions d’usage et qu’un effort commun soit pris au niveau européen pour accélérer le développement d’alternatives au glyphosate, puisqu’il est essentiel que les mêmes règles s’appliquent pour tous les pays de l’UE.

Le Président de la République a souhaité fixer un objectif ambitieux et pragmatique pour la France: le glyphosate sera interdit sur le territoire national dès que des alternatives auront été trouvées pour nos agriculteurs, et au plus tard dans 3 ans.

Cet engagement sera tenu et la non-inscription dans la loi à ce jour ne le remet nullement en cause.


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