Alexandre Holroyd

Revue de presse

Pour le député franco-britannique Alexandre Holroyd, le cœur de la question autour de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est britannique même si Londres et Bruxelles en négocient les conditions depuis trois ans

Photo : @Sipa Press

Des députés rebelles espèrent faire adopter au plus vite un texte qui empêcherait le gouvernement britannique de faire sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord préalable, rapporte lundi le site d’information BuzzFeed qui s’appuie sur un document préparatoire. Selon BuzzFeed, ces parlementaires ne sont pas encore d’accord sur la date exacte du vote. La rentrée parlementaire est prévue ce mardi.

Franco-britannique, Alexandre Holroyd est député LREM de la troisième circonscription des Français de l’étranger (Royaume-Uni, Irlande, Scandinavie, Finlande et Pays baltes).

Comment est vécue la décision de Boris Johnson de suspendre plus d’un mois les activités du Parlement ?

Comme tout ce qui est vécu dans cette histoire qui divise profondément le pays. C’est-à-dire de façon très différente par les partisans ou les opposants d’un Brexit dur. Pour ces derniers, c’est une vraie trahison de la démocratie parlementaire britannique qui voudrait que toutes les questions importantes soient résolues dans la Chambre des communes alors que pour les premiers, c’est un changement relativement anecdotique de l’agenda du Parlement qui a vocation à enfin trouver une solution à l’impasse actuelle. Ce qu’il y a d’exceptionnel dans la mesure de Boris Johnson, c’est la durée de la suspension du Parlement. Sinon, c’est un fait récurrent, chaque année, avant la déclaration de politique générale de la Reine.

Comment la démocratie parlementaire britannique en est-elle arrivée là ?

Le Brexit a provoqué une crise à tous les niveaux de la société. C’est une crise économique, une crise parlementaire, une crise de la démocratie représentative… C’est ce que les Américains appellent un orage parfait. Le Parlement britannique est à l’image de la population. C’est-à-dire profondément divisé en de nombreuses et différentes catégories. C’est un régime parlementaire où aucune majorité ne peut se dégager autour d’une solution particulière. Il y a des majorités « contre » mais aucune qui ne peut décider « pour » une façon de faire les choses ou une politique générale. On arrive à un immobilisme inévitable dans un régime où théoriquement tout doit se résoudre au Parlement. Cela tient à la division à l’intérieur même des partis politiques alors que le système britannique veut qu’un parti domine et dégage une majorité. Or, sur ce sujet, il n’y a pas de majorité claire. Cela fait trois ans que Bruxelles négocie avec Londres, mais la majorité de l’incertitude réside à l’intérieur même du Royaume-Uni. La question ne se joue pas entre Européens et Britanniques mais au sein même de la Chambre des communes.

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