Alexandre Holroyd
Alexandre Holroyd

Financer la transition écologique en mobilisant l’épargne des Français

Revue de presse

Un rapport sur la finance verte a été remis mercredi 22 juillet à la ministre de la transition écologique Barbara Pompili et au ministre de l’économie Bruno Le Maire. Il préconise de mieux orienter l’épargne privée des Français vers les secteurs en transition.

Guillemette de Préval,  

Le gouvernement l’a promis et martelé : la relance sera « verte ». Hasard du calendrier : un rapport remis mercredi 22 juillet présente les moyens de mobiliser l’épargne des Français pour accompagner cette transition.

Le document intitulé « Choisir une finance verte au service de l’Accord de Paris » a été remis au ministre de l’économie, des finances et de la relance Bruno Le Maire, et à la ministre de la transition écologique Barbara Pompili. Le député des Français de l’étranger Alexandre Holroyd y travaille depuis six mois.

 

« Les épargnants ont de plus en plus envie d’avoir des outils financiers en accord avec leurs valeurs, ce qui pousse les gérants à investir le sujet, précise Alexandre Holroyd. La transition écologique ne se fera pas sans une meilleure mobilisation de l’épargne privée des Français, qui, aujourd’hui atteint des sommes record, à 5 500 milliards d’euros ».

Réformer le livret A et le LDDS

Le document propose ainsi de réformer le livret A et de moderniser le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) pour mettre la transition écologique au cœur du financement de l’économie.

Deux voies sont détaillées. La première consisterait à « fusionner les deux livrets », qui, souligne le rapport, sont « à quelques détails près, un seul et même produit ». L’intégralité des utilisations faites des encours devrait dans ce cas répondre à un impératif de transition en sus de l’objectif primaire (financement des PME ; financement du logement social, etc). La seconde consisterait à scinder les deux livrets et à faire du LDDS le « produit financier phare » de la transition écologique. Il devrait alors être soumis à des conditions d’utilisation de l’épargne exclusivement dédiées à cet objectif.

Créer un label « transition »

Pour aider à « orienter » cette épargne vers les secteurs en transition, développer des outils financiers plus compréhensibles et crédibles apparaît nécessaire. Certains existent déjà comme l’ISR (Investissement socialement responsable) et le Greenfin. Un autre label serait défini, baptisé « Transition ».

Le rapport préconise également de développer un système de repérage des fintech vertes, des start-up spécialisées dans les nouvelles technologies dans le secteur de la transition écologique, qui, ne représentent que 5 et 10 % des fintech en France. « Une surprise », pour Alexandre Holroyd, pour qui l’institution d’un label permettrait de mieux les repérer, pour ensuite faciliter leur financement.

« La définition de normes dans le domaine est un enjeu majeur de souveraineté économique », commente le député, notamment préoccupé par le rachat, par des groupes internationaux, d’une grande majorité des acteurs européens de notation extra-financière, comme Vigeo Eiris, une agence de notation franco-britannique, spécialiste de l’évaluation ESG (environnementale, sociale et de gouvernance) rachetée par l’agence américaine Moody’s en 2019.

Pour piloter ces ambitions, serait créé « l’institut ChooseParis », sorte de gardien, pour le domaine financier, des engagements pris lors de l’Accord de Paris (COP21).


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