Alexandre Holroyd

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En septembre dernier, je me suis rendu en Estonie, Lettonie et Lituanie. Chacun de ces pays, par leur histoire singulière, a beaucoup apporté à l’intégration européenne : ils ont réussi en moins de 20 ans à s’émanciper d’un collectivisme autoritaire imposé par l’URSS. Ces démocraties vibrantes connaissent désormais l’alternance politique et des niveaux importants de croissance économique. L’accompagnement de l’Union Européenne n’est pas étranger à ces succès : grâce à une coopération préalable, puis à l’adhésion à l’UE, les pays baltes sont pleinement ancrés dans notre communauté européenne. La communauté française qui y réside, et que j’ai pu rencontrer, illustre avec justesse la coopération qui règne entre les pays baltes, la France et l’Europe.

Le numérique comme atout de développement

A Tallinn, j’ai voulu comprendre comment cette ancienne République soviétique était devenue le cœur battant de l’industrie technologique en Europe. L’Etat estonien a pris le pari du tournant numérique en digitalisant ses services publics et en restant innovant à chaque instant. Le service e-residency que j’ai eu l’occasion de visiter, consiste par exemple à offrir une résidence numérique sur place pour les personnes habitant en dehors de l’Estonie. Cela donne accès aux services publics estoniens tout en facilitant la création d’entreprise en Estonie. Le milieu des start-ups est aussi très actif, comme en témoigne Skype, créé en Estonie et devenu une référence mondiale des échanges numériques, dont j’ai pu visiter les locaux historiques.

Cet Etat numérique peut servir de modèle à la France et à nos ambitions en matière de digitalisation des services publiques ou d’inclusion numérique. Lors de la présentation de la stratégie pour l’action publique, le Premier Ministre a fixé comme objectif que 100% des services publics soit dématérialisés d’ici à 2022. La numérisation des services consulaires est une thématique importante pour les Français de l’étranger : nous y travaillons avec les députés de la majorité.

L’Europe au travail

L’objectif de ce déplacement est aussi d’échanger avec nos partenaires européens sur différents sujets pour relever ensemble les défis que connait l’Union Européenne. A ce titre, j’ai pu travailler sur les politiques européennes et la coopération en matière de défense avec Taavi Roivas, ancien Premier Ministre, Marko Mihkelson, Président de la commission des Affaires étrangères et l’Ambassadrice Claudia Delmas-Scherer.

A Vilnius, l’Ambassadrice Odile Soupison a organisé un diner de travail avec Alain Lamassoure, député européen, et le député letton Edvards Smiltēns. Nous nous sommes accordés sur le besoin de refonder l’Europe et d’impliquer les citoyens à travers les consultations citoyennes. La souveraineté européenne doit devenir une réalité pour mieux protéger les Européens, que ce soit face aux risques d’une nouvelle crise économique, aux enjeux de la transition écologique ou à l’instabilité géopolitique de notre monde.

Afin d’expliquer les positions françaises sur les questions européennes, je me suis adressé à la presse lituanienne. Dans le quotidien national Lietuvos Rytas, j’ai réitéré notre souhait de renforcer la construction européenne : une plus grande solidarité est nécessaire en matière de gouvernance financière, de gestion des migrations ou de défense européenne.

Une communauté active et engagée

A chaque déplacement, je prends le temps, comme promis lors de la campagne, d’échanger avec la communauté française, expliquer l’action de la majorité et écouter les remarques de chacun. Nous avons donc organisé des réunions publiques dans chacune des capitales, et je remercie chacun de s’être déplacé.

A Riga et à Vilnius, j’ai visité le Lycée Jules Verne et le Lycée international français de Vilnius. Ces deux hauts lieux de partage et d’enseignement français sont un atout incontestable pour notre présence dans les pays baltes. Je vous invite à découvrir mon entretien avec le journal du Lycée où j’aborde la question du futur de l’enseignement français à l’étranger.

Enfin, je cherche aussi à recueillir les impressions et les difficultés que peuvent rencontrer les entreprises françaises à l’étranger. A Riga et à Vilnius, je me suis donc entretenu avec la communauté d’affaires française et les Ambassadeurs Odile Soupison et Philippe Jeantaud. J’ai expliqué les nombreuses mesures prises par le gouvernement pour favoriser l’essor de nos entreprises, comme la baisse du taux d’impôt sur les sociétés à 28 % ou la réforme de la fiscalité du capital, avec l’introduction d’un PFU (prélèvement forfaitaire unique) de 30 % sur tous les revenus du capital, afin orienter l’épargne vers le financement des entreprises.


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